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La Trahison de Pearl Harbor
Pearl Harbor
7h55 - 7 déc.
Histoire des Etats-Unis
Et s'il n'y avait pas eu Pearl Harbor...?

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Pearl Harbor

Autorisée dans le Pacifique par le sénat américain depuis 1887, la base navale de Pearl Harbor inaugura ses chantiers navals en 1908 en plus d'acquérir l'île de Ford afin de développer l'aviation militaire américaine. Mais malgré cette présence stratégique importante, certains hauts gradés, dont le général Harry Yarnell (1875-1959) avaient déjà signalé, dès 1932, la faiblesse défensive de cette base en cas d'attaque aérienne depuis une trajectoire nord-ouest. Personne ne se doutait toutefois qu'une attaque aussi puissante, aussi meurtrière que celle des Japonais, ne s'abattrait sur Pearl Harbor quelques années plus tard.

Le monde, déjà plongé dans l'horreur de la Seconde Guerre mondiale, voyait plusieurs autres menaces se profiler à l'aube de ces années 1940. Mais pour l'armée américaine, c'est le Japon qui préoccupait davantage les généraux, les stratèges et les politiciens. Les relations entre le Japon et les États-Unis, considérablement mises à mal par les abus expansionnistes de l'empire japonais (entre autres en Chine et en Indochine), en plus de son adhésion aux forces ennemies (Allemagne, Italie), se détériorèrent inexorablement et menèrent à l'embargo de juillet 1941 sur le pétrole et l'acier (embargo entériné par deux autres pays, le Royaume-Uni et les Pays-Bas) ainsi que sur les avoirs japonais en sol américain. Le Japon, désormais muni d'un grief suffisant contre les Américains, n'avait plus qu'à déclarer la guerre aux États-Unis.

Dès le 6 septembre 1941, la décision d'une guerre contre les Américains par le Japon fut officialisée par la conférence impériale. Des négociations de paix ne pouvant plus être envisagées, le Japon entendait déployer ses forces pour une attaque imminente. Stratégiquement, la présence de cette fameuse base navale américaine dans le Pacifique nuisait considérablement aux ambitions d'hégémonie des Japonais dans ce secteur. Pearl Harbor semblait, par conséquent, une cible choisie que les Japonais auraient tout intérêt à détruire. Débarrasser le Pacifique de la présence américaine équivalait à la liberté de faire main basse sur l'Asie du Sud-Est et sur les Îles de l'océan, notamment Hawaii. Mais cet objectif ne pouvait s'atteindre sans une razzia totale de la base de Pearl Harbor et la destruction de sa flotte navale, de son aviation, de ses aérodromes, de ses ateliers de réparations, de ses champs de réservoirs contenant le mazout, etc.

Côté puissance militaire, l'armée américaine faisait piètre figure à cette époque contre le colosse japonais. Forces navales et aériennes comprises, la puissance de frappe américaine restait nettement inférieure à la puissance de l'armée impériale japonaise. On estime que la flotte de celle-ci comptait alors environ 350 avions, 50 croiseurs, 15 cuirassés, 110 destroyers, 10 porte-avions, 80 sous-marins. De quoi endommager lourdement les effectifs américains qui ne possédaient que 230 avions, 9 croiseurs, 1 cuirassé-cible, 8 cuirassés, 28 destroyers, 5 sous-marins et quelque 30 bâtiments auxiliaires. Pearl Harbor

L'empereur Hirohito (1901-1989), sachant que la baie de Pearl Harbor était peu profonde et qu'elle présentait de nombreuses entraves aux attaques traditionnelles, confia l'organisation de l'attaque à l'amiral Isoroku Yamamoto (1884-1943), un tacticien réputé et visionnaire. Il se fit seconder par un officier stratège Minoru Genda (1904-1989) qui acheva de coordonner les différents détails de l'opération et finalisa les essais de torpilles spécialement conçues pour œuvrer en eau peu profonde. L'idée de lancer une attaque secrète par la voie des airs et grâce à l'utilisation de sous-marins (poche et croisière) fit de Yamamoto et Genda deux héros de l'empire japonais.

On sait qu'une mission de reconnaissance fut exécutée dans les heures qui précédèrent l'attaque. On sait également que le dragueur de mines USS Condor signala la présence d'un sous-marin de poche japonais dans la rade de Pearl Harbor au destroyer USS Ward. Toutefois, l'amirauté ne jugea pas nécessaire de sonner l'alerte. Plus tard, un radar SCR-270 indiqua l'approche d'un contingent d'avions, information qui fut modifiée par un lieutenant, croyant qu'il s'agissait plutôt de quelques bombardiers B-17 en provenance de Californie.

Mais vers 7h53, au matin du 7 décembre, ce fut la stupéfaction générale ! Une escadrille de 183 bombardiers japonais déboucha à l'horizon de l'île d'Oahu et s'abattit sur la flotte navale de Pearl Harbor, suivie presque aussitôt par une flopée de torpilleurs, coulant quatre cuirassés, dont le USS Arizona avec 1000 hommes à bord, endommageant 4 autres cuirassés, 3 croiseurs, 3 destroyers et plusieurs autres navires de moindre envergure. Moins d'une heure plus tard, un second assaut était lancé et le bilan des pertes américaines s'alourdissait encore. Au final, en plus des destructions navales déjà considérables, s'ajouta un nombre de 200 avions détruits. Mais ce sont les victimes humaines surtout que l'on dénombra par milliers : 2403 morts et plus de 1175 blessés.

Franklin Delano Roosevelt (1882 - 1945), alors président des États-Unis d'Amérique, prit la parole le lendemain de cet assaut destructeur et témoigna de son indignation envers la déloyauté de l'empire japonais : "… les États-Unis d'Amérique ont été attaqués délibérément par les forces navales et aériennes de l'empire du Japon. Les États-Unis étaient en paix avec le Japon et étaient même, à la demande de ce pays, en pourparlers avec son gouvernement et son empereur sur les conditions du maintien de la paix dans le Pacifique." Roosevelt fit même référence à des communications diplomatiques entre les deux pays dans les jours qui précédèrent l'attaque, communications qui, étrangement, avaient essuyé une gamme de mésaventures extraordinaires, les empêchant justement d'être décryptées à temps ou reçues dans les délais nécessaires à l'avortement d'un conflit guerrier. Il est vrai que cette suite de sabotages non avérés peut sembler très louche aux historiens et autres spécialistes de l'histoire.

Aujourd'hui encore, nombreux sont ceux qui remettent en question la vraisemblance de cette attaque-surprise. Pour nombre d'entre eux, il n'y a pas eu de surprise. Pearl Harbor, avec toutes les victimes et les dégâts militaires conséquents n'a jamais été autre chose qu'une défaite programmée pour justifier l'entrée des Américains dans la Seconde Guerre mondiale malgré une désapprobation de la population. Mise en scène opportuniste donc, orchestration tragique pour les familles des 2403 officiers de marine tués lors de ce raid meurtrier, trompe-l'œil révoltant par sa façon de manipuler tout un peuple qui disait non à la guerre.

Mais, aucune preuve réelle ne vient étayer cette hypothèse. Le rôle du président Roosevelt dans le manque de préparation de la base navale américaine face à l'attaque de l'escadrille japonaise reste sujet à de nombreuses controverses. Savait-il ou ne savait-il pas ce que préparait le Service aérien de la marine impériale japonaise ? Plusieurs documents, ainsi que les relevés d'une technologie de pointe efficace pour l'époque, attestent que la direction de l'armée américaine et le président lui-même ne pouvaient ignorer certains signes annonciateurs ou certaines preuves détectées sur radars ou autres équipements d'espionnage sophistiqués. La seule explication possible à cette nonchalance devant cette "attaque annoncée" réside donc dans la volonté du président à trouver un motif valable pour une implication dans la Seconde Guerre mondiale.

Que le président Roosevelt et ses proches collaborateurs fussent ou non derrière le massacre de Pearl Harbor, les questions qu'éveille ce mystère ne peuvent que lancer les experts sur l'investigation d'une tragédie semblable et beaucoup plus proche de nous : les attaques contre le World Trade Center. Un cas de figure presque identique, une attaque-surprise, des milliers d'innocentes victimes et le motif incontestable pour entrer en guerre…

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