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Sciences

Le travail du verre

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L'industrie du verre était si importante en Europe qu'une compétition féroce se livra entre verriers de différents pays. Alors que les Vénitiens découvrirent le cristal dès le 15e siècle, les Anglais utilisaient depuis le 16e siècle un nouveau combustible (la houille) dans leur processus de fabrication. Du côté français, le verre blanc devint populaire au cours du 17e siècle ; sa composition alliait trois éléments : la soude, le manganèse et le calcaire, ce qui permit de conserver la blancheur au verre. En Alsace, les artisans verriers poussèrent le savoir-faire très loin et inventèrent les vitres bombées, curiosités que l'on peut encore admirer sur les maisons du Wisembourg. Puis, au cours du 19e siècle, ce sont les artistes de Sars-Poterie, en Flandre, qui se lancèrent dans des productions individuelles et personnelles que l'on appela "bousillés" et qui stimulent aujourd'hui la convoitise de tous les collectionneurs de verre.

La mécanisation

La mécanisation des grands ateliers de verre modifia considérablement le travail du verre. Il faut savoir qu'avant ces technologies de production avancée que l'on connaît aujourd'hui, le travail du verre était l'effort d'une chaîne d'intervenants dont on ne soupçonne pas le nombre. Le bûcheron représentait le premier maillon de cette chaîne. Ensuite le bois abattu transitait jusqu'aux ateliers par le biais des charretiers. De leur côté, des tâcherons récoltaient l'argile nécessaire à l'entretien des fours. Des charbonniers fournissaient cendres et charbon de bois et la soude parvenait dans les verreries grâce aux importateurs. Une fois cette mise en place exécutée, on passait à la seconde étape.

Fabrication du verre

La seconde partie de la fabrication du verre s'amorçait avec le maître tiseur. Celui-ci chauffait le four tout en remplissant également l'office de fondeur. Puis, un cueilleur ramassait la boule de verre fondu, appelée paraison, pour la donner au maître verrier. Ce dernier, généralement un gentilhomme, soufflait le verre à partir d'une canne de fer creuse. Grâce à un mouvement rotatif ininterrompu, il donnait à la pâte de verre la forme que son imagination lui dictait. Ensuite s'impliquaient tour à tour les enfants porteurs (qui menaient les pièces), les polisseurs, les émailleurs, les peintres, les graveurs et les tailleurs, tous concernés dans le processus de finition de l'œuvre. Les pièces, une fois achevées, se retrouvaient sur les tables des empaqueteuses pour finir dans les sacoches des colporteurs, qui les proposaient à la vente.

Les artisans verriers

Aujourd'hui, si l'on excepte les grandes usines de production, il existe encore de nombreux artisans verriers. Axant leur travail sur l'originalité des pièces ou encore se spécialisant dans la création de bijoux ou d'urnes funéraires, les maîtres verriers connaissent encore des heures de gloire. On pourrait même croire qu'à l'opposé de la tendance actuelle qui fait que les grands monopoles commerciaux s'emparent des petits artisans, le domaine du verre reste privilégié. Ce sont plutôt les grandes usines qui sont menacées par l'avènement du plastique. Les artistes verriers proposant au contraire des objets personnalisés se méritent plutôt la faveur d'un public toujours admiratif.

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