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Météorologie ou l'art de se tromper…

La météorologie est une discipline qui étudie les phénomènes atmosphériques afin, notamment, d'en tirer un nombre de conclusions qui permettront aux individus d'agir en fonction du temps qu'il fera. Le mot météorologie vient du grec ancien : meteor (particules en suspension dans l'air) et logos (connaissance). C'est Aristote (384-322 av. J.-C.) qui en crée l'usage, 350 ans av. J.-C. Mais la Chine en connaissait déjà la base par le biais du premier météorologue connu de l'Histoire, et ce, depuis le 4e millénaire avant la venue du Christ. Ce Chinois se nommait Nei Tsing Sou Wen et serait à l'origine du premier ouvrage de météorologie, ouvrage dans lequel on pouvait d'ailleurs trouver quelques prévisions du temps.

La météorologie ne date pas d'hier, on le constate aussi à travers un autre recueil de prévisions météorologiques, écrit cette fois par le philosophe Théophraste (372-288 av. J.-C.) en 300 av. J.-C. et intitulé Les Signes du temps. L'importance de la météo se manifeste donc très tôt dans l'Histoire, sans doute pour des considérations agricoles, dans le but de gérer plus adéquatement les moments de semailles ou de récoltes, de pallier aux catastrophes naturelles ou aux sécheresses prévisibles. Les paysans ressentaient sûrement ce besoin de parer au manque de nourriture dans les cas de mauvaises récoltes occasionnées par le temps. Certains sourciers et autres candidats à la prévision météorologique se faisaient même payer pour prédire la couleur du temps.

En 1607, Galileo Galilei (1564-1642) apporte un nouvel élément à la mesure du temps : le thermoscope, précurseur du thermomètre. En 1644, c'est au tour du physicien/mathématicien Evangelista Torricelli (1608-1647) d'y aller de sa contribution en matière d'évaluation atmosphérique avec la création du premier baromètre. Puis c'est le scientifique anglais Robert Hooke (1635-1703) qui présente un appareil estimant la vitesse du vent en 1667 ; il s'agit de l'anémomètre. L'astronome anglais Edmund Halley (1656-1742) accomplit une autre tâche des plus importantes de l'époque : il recense les alizés (vents des régions intertropicales) qui permettront à la science plus tard de grandes avancées dans l'explication des phénomènes atmosphériques. Un 17e siècle qui aura donné des instruments de mesure et des sujets d'observation fort à propos pour appuyer les recherches futures. Météorologie

Un siècle plus tard, c'est le célèbre Benjamin Franklin (1706-1790) qui propose de nouvelles idées concernant le temps et les manifestations climatiques. D'abord, il prouve que la foudre est chargée d'électricité, ensuite il relie le phénomène des éruptions volcaniques aux différentes expressions météorologiques. Franklin avance même à l'époque que la déforestation pourrait avoir des conséquences sur le climat.

En 1837, à l'heure où les indications sur le temps à venir prennent de plus en plus d'importance dans la vie socio-économique, permettant d"envisager les ensemencements, les transports de marchandises, les déplacements, etc., Samuel Morse (1791-1872) invente le télégraphe qui, entre autres, facilite désormais la diffusion des informations météorologiques. Mais, au cours des années 1850, c'est une tragédie qui sera à l'origine du premier réseau d'observation en Europe. Suite au naufrage de 41 navires français dans la mer Noire, le directeur de l'observatoire de Paris, Urbain Le Verrier (1811-1877), astronome et mathématicien, met sur pied un réseau de stations météorologiques réparties sur l'ensemble du territoire européen et comprenant 59 observatoires en 1865. Ce réseau permettra une plus grande fluidité dans la transmission télégraphiée d'informations et la météorologie devient peu à peu une discipline à part entière que l'on juge des plus pertinentes dans plusieurs activités quotidiennes. Si bien qu'une équipe de météorologistes norvégiens poussent suffisamment les recherches en la matière pour établir une sorte de vocabulaire de la météo, en plus d'asseoir définitivement les bases de la circulation atmosphérique à grande échelle en termes de mécanique des fluides ainsi que le processus de formation de la pluie. En 1951, on remplace l'Organisation météorologique internationale, qui avait été fondée à Vienne en 1873, par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) sous l'égide de l'ONU.

Depuis les années 1960, le progrès en matière de prévisions climatiques a fait des bonds de géant. Grâce à des appareils de mesure supportés par une technologie de pointe des plus sophistiquées, grâce aux relais satellites de grande puissance, grâce à l'automatisation des relevés, et grâce à la passion des chercheurs dans leur désir de comprendre la formation des divers phénomènes atmosphériques, la météorologie est maintenant une discipline précise qui ne laisse rien au hasard. Alors comment expliquer qu'elle se trompe aussi souvent quand aux prévisions du temps qu'il fera ?

En France, c'est Météo-France qui gère la majorité des informations concernant la météo. Tous les médias d'informations, ou presque, y puisent les prévisions diffusées à travers le pays. Or on ne dit que du bien de Météo-France, affirmant qu'il s'agit d'un service prévisionnel fiable, assuré par une équipe d'experts et de professionnels diplômés. Elle possède des ordinateurs mégas puissants, capables d'effectuer des milliards d'opérations en l'espace d'une seule seconde. Ces monstres de technologie informatique combinent les lois de la physique atmosphérique à des données archivées depuis 1964. Le découpage atmosphérique qui en découle est d'une précision incroyable et analyse les données provenant du monde entier. Météo-France est d'ailleurs très fière de sa technologie fondée sur le modèle ARPEGE. Alors, qu'est-ce qui cloche ?

Selon quelques experts, certaines erreurs proviennent de la fragilité du matériel d'observation (ballons-sondes par exemple), d'une mauvaise interprétation de lecture (méprise de parallaxe sur lecture de thermomètre), d'un mauvais codage ou décodage lors des opérations de transmission, d'un manque de discernement au niveau des données de la représentativité de l'observation, de l'usage fréquent d'approximations associées aux équations du modèle, etc. On peut en conclure que malgré une technologie des plus sophistiquées, le risque d'erreur est tributaire de tant d'éléments extérieurs qu'il en devient acceptable.

Par ailleurs, selon certains analystes et critiques, ce sont les différentes chaînes de télé qui seraient à l'origine de l'écart entre les prévisions de Météo-France et les informations diffusées à l'antenne. On présente souvent le bulletin météo sous différentes formules, tantôt via la performance de miss météo débordant de charme et de séduction, tantôt par le biais de professeurs férus en la matière, tantôt à travers l'humour de personnages rigolos, etc. Pour faire monter l'audience, on bâcle l'information réelle, la réduisant à quelques prédictions commodes et accessibles à la masse. L'important c'est le show… et les cotes d'écoute ! Toute la science, toute la précision du calcul derrière sont totalement occultées. Le résultat est alors fort éloquent lorsque le temps ne correspond en rien à ce que les infos avaient annoncé.

Que les prédictions météorologiques ne soient pas aussi fiables (du moins au-delà de 48 heures) qu'on ne le souhaiterait pour diverses raisons techniques ou qu'elles se voient sabotées par les médias qui vendent du spectacle avant toute chose, n'empêche que l'on ne peut se soustraire à la manie de les consulter… Un peu comme pour l'astrologie, quoi ! On ne veut pas trop y croire, mais quand même… Sait-on jamais !

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