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Machu Picchu

Machu Picchu signifie littéralement Vieille Montagne en langue quechua. Sise dans la vallée de l'Urubamba, au Pérou, la cité légendaire est aujourd'hui une ruine. C'est à l'archéologue américain Hiram Bingham que l'on doit sa découverte en juillet de l'année 1911. Cette ville fabuleuse fut vraisemblablement construite autour de 1440, sous la gouverne d'un empereur du nom de Pachacutec. Il semble également qu'il ne s'agisse pas exactement d'une ville au sens où nous l'entendons, mais plutôt d'une cité sacrée dans laquelle on célébrait des rituels spécifiques. Aujourd'hui, le Machu Picchu est classé Patrimoine culturel de l'Humanité.

Merveille de beauté, ce sanctuaire à ciel ouvert, déployé en terrasses sur un sol de granit, étonne par sa richesse de verdure alors que rien ne devrait y pousser. On suppose que les architectes qui y ont oeuvré ont réussi, par on ne sait trop bien quel prodige, à y amener de la terre fertile ainsi qu'un système de canaux d'irrigation relativement avant-gardiste pour l'époque. Il existe même sur le site une ruelle destinée aux fontaines, tout au long de laquelle on peut observer seize petits bassins d'eau, alimentés par une canalisation.

Passé longtemps inaperçu aux yeux des conquistadors espagnols, Machu Picchu recèle de nombreux mystères quant aux raisons de la disparition de sa civilisation aussi bien qu'en ce qui concerne sa vie et ses moeurs au moment où la cité était toujours habitée. On suppose qu'une majorité de personnages importants (membres royaux, dignitaires), de prêtres et de vierges (Acclas) à sacrifier en constituait sa population. Bien sûr, artisans, paysans et esclaves devaient également prendre part au bien-être des habitants sacrés. On croit également que ces sanctuaires ont permis aux derniers Incas de trouver refuge afin d'échapper aux razzias des Espagnols. Mais on ignore vraisemblablement ce qui a causé leur éradication. S'agit-il d'un génocide, d'une épidémie, de guerres entre tribus, de suicide massif... Nul spécialiste n'a encore élucidé la question.

Sur le site, tel que l'on peut le voir à l'heure actuelle, on observe d'emblée une série de petites maisons couvertes de chaume et construites à partir de pierres et de boue. Il s'agissait, semble-t-il, de maisons destinées au guet et au stockage de denrées. On accède ensuite à des terrasses de culture, sidérantes de beauté. Les Incas devaient y récolter plus d'une fois l'an, le site étant longuement exposé au soleil. Un peu plus loin, une muraille de pierres délimite ce que l'on estime avoir été un quartier urbain. On peut admirer également, tout près de ce qui semble avoir été un cimetière, la Roche Funéraire, sorte de bloc monolithique, disposé comme un autel et sur lequel devaient se pratiquer certains sacrifices humains.

En plus de son Quartier Royal constitué de monuments et d'habitations mystérieuses, de sa tour de pierres polies aux nombreuses niches funéraires, le Machu Picchu compte aussi un Quartier Sacré qui n'est pas moins énigmatique. C'est à cet endroit précis que se dresse la fameuse pyramide à échelons de l'Intihuatana, au pied de laquelle reposent dignement trois temples. L'un d'eux, le plus grand, est surmonté d'une petite pyramide, sur le toit de laquelle l'on accède par le biais d'un escalier, et qui sert d'observatoire astronomique. On pense que les Incas y calculaient la trajectoire du soleil ainsi que la position des étoiles afin de déterminer l'heure du jour et les changements de saisons. C'est grâce à une immense table de pierre, dotée d'une mire, que les prêtres astronomes observaient le ciel.

Peu de choses ont été révélées au sujet des prêtres du Machu Picchu. On a retrouvé une majorité de sépultures féminines sur le site et l'on pense qu'il s'agirait de jeunes vierges, sacrées, mises au service du dieu Soleil. Mais rien ne confirme cette hypothèse pour l'instant. On peut simplement présumer que la montagne de Machu Picchu incarnait un lieu sanctifié, surtout destiné aux rituels religieux ainsi qu'à l'adoration du Soleil.

On sait aujourd'hui que Machu Picchu fait partie d'un ensemble de sites construits dans la cordillère de Vilcabamba. Il s'agit de l'un des derniers refuges naturels que les rebelles Incas avaient investis afin d'échapper aux envahisseurs espagnols. Alors que les archéologues, les ethnologues et les historiens cherchent rigoureusement des indices pour expliquer cette civilisation disparue, il semble que le Machu Picchu soit menacé par une nouvelle génération d'envahisseurs. Investisseurs, promoteurs touristiques et gouvernement péruvien se sont ligués pour faire de la montagne sacrée une sorte de caisse enregistreuse.

Des milliers de visiteurs chaque jour, des bus qui escaladent les sentiers de terre menant au site et stoppant à proximité des ruines, du bruit et de la pollution dans une réserve naturelle abritant quelque 300 espèces d'oiseaux et pas moins de 200 classes d'orchidées... Sans compter une population locale, dépassée par l'ampleur du phénomène, rejetée dans un coin par les capitaux américains transformés en fast-food de toutes sortes, et réduite à la mendicité, faute de pouvoir assurer sa survie là où le dollar américain fait désormais loi...

Certains sites mystérieux gagneraient parfois à n'être connus que par une poignée de scientifiques humanistes !

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