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Du gramophone au numérique

Qui aurait cru au début du siècle dernier que le gramophone allait muter, se transformer en plusieurs véhicules sonores pour finalement ressembler à un lecteur de MP3, minuscule boîtier pouvant contenir à lui seul des milliers de pièces musicales ? L’aventure du son, de sa diffusion, de sa reproduction ne cesse de prendre des formes différentes, de plus en plus compactes tout en s’investissant d’une puissance sans cesse croissante. Mais ses débuts ont plutôt été maladroits.

La plupart des historiens situe le début de l’histoire du son, à titre d’entité mémorisable, à partir de la découverte de Scott et de son phonautographe, un appareil à enregistrer le son, en 1857. Vingt ans plus tard, Thomas Edison propose une version perfectionnée de l’appareil à enregistrer, le gramophone, qu’il fait breveté en 1877. Mais en 1885, Graham Bell, l’inventeur du téléphone, dépose un brevet pour le graphophone qui enregistre le son sur un cylindre de cire. La mémoire du son se grave à l’aide d’un stylet qui creuse des sillons sur un cylindre de cire à partir des modulations de la voix. L’enregistrement est ensuite restitué depuis le cylindre de cire durcie et d’une pointe mousse qui se substitut au stylet.

Le cylindre ayant ses limites, Berliner, en 1887, lance sur le marché le disque plat, fabriqué d’abord en verre, plus tard en zinc et finalement en vulcanite et dont la gravure est latérale. Toutefois, le cylindre comme support persiste dans la pratique. Dès 1908, on passe aux cylindres d’audition longue durée (4 minutes au lieu de 2), ce qui améliore nettement la performance sonore des enregistrements avec une densité de sillons qui passe de 100 à 200 sillons par pouce. Cependant, la société Colombia voit l’avantage du nouveau support de vulcanite et remplace les cylindres par le disque plat l’année suivante. Edison qui, depuis que son invention a été perfectionnée par Bell, s’est associé avec ce dernier, n’a pas le choix de suivre l’innovation du disque et en 1913, il se lance dans la facture d’appareils à disque.

Jusqu’en 1925, on grave les disques mécaniquement à partir d’un grand pavillon. Mais en 1925, on parvient à le faire selon un processus électrique, depuis le microphone jusqu'au graveur avec le concours d’un amplificateur à lampes. Les inventions dans le domaine du son ne cessent plus d’évoluer dès lors. En 1936, une société allemande, la AEG/Telefunken propose le premier appareil d’enregistrement sonore portant le nom de Magnetophon. La société L’Oiseau Lyre lance en 1948 le premier disque microsillon 33 1/3 tours/minute. Grâce aux microsillon 33 tours, on passe désormais à des périodes d’écoute de 40 à 60 minutes. De plus, la qualité sonore est nettement améliorée et du gramophone traditionnel, on passe à un système de lecture de disques vinyles beaucoup plus moderne avec différents modèles de tourne-disques mais aussi avec les électrophones portatifs. Désormais, la musique n’a plus de frontières.

Alors que les postes de radio existent déjà, les années cinquante innovent encore avec la venue du transistor. Petit, léger et transportable, le transistor permet au son de voyager avec soi et de rester en communication avec le reste du monde hors de la maison. Une autre innovation majeure sera la Compacte Cassette, commercialisée dès 1964. Elle permettra également une plus grande circulation de la musique et autre information sonore puisque beaucoup moins encombrante que le vinyle. Cela dit, elle offre en plus la possibilité d’une duplication des bandes.

Après les bandes, la grande innovation, au début des années quatre-vingt, vient des majors de la musique, tels que Sony et Phillips, qui lancent le compact disc, CD, lequel sonnera le glas des vinyles. Grâce à ce nouveau support, on adaptera les chaînes Hi-Fi à la nouvelle réalité : elles seront plus petites, plus compactes mais aussi beaucoup plus puissantes en termes de décibels et de qualité de diffusion. Depuis, supports et diffuseurs de son se transforment à la vitesse grand V. L’apparition du format DVD, la miniaturisation des supports mémoire et des fichiers, le besoin inévitable de stocker davantage sur des formats accessibles partout font en sorte que les CD ou DVD et leur véhicule de lecture actuel sont appelés à céder bientôt leur place à des modes de transmission encore plus sophistiqués. Et si l’audio de demain n’avait pas fini de nous en mettre plein les oreilles…

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