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Histoire des chaussures

Certaines peintures rupestres, dans des cavernes d'Espagne et de France, illustrent bel et bien des hommes et des femmes de la Préhistoire vêtus de peaux et de chaussons grossiers. Ainsi, longtemps avant que l'on ne s'aventure dans des considérations esthétiques, au cœur du monde antique, il convient déjà de se couvrir les pieds. On sait ensuite que, près de 6000 av. J.-C., des civilisations anciennes comme les Égyptiens, les Mésopotamiens, les Phéniciens, les Assyriens, les Hittites, les Chinois, etc., posent déjà sous leurs pieds des prototypes de semelles adaptées aux conditions climatiques et aux accidents de terrain. Les Étrusques, les Grecs, les Romains, les Gaulois et toutes les civilisations qui suivent déclinent les types de chaussures en s'appuyant sur des critères de clivage social, laissant les semelles de raphia aux pauvres, inventant des modèles de formes et de matériaux divers pour les plus fortunés. Dans les pays au climat relativement chaud, on privilégie le soulier (gallica, mocassin, mule, pantoufle, sabot…) et la sandale (caliga, chopine vénitienne, patin turc, tabteb…). Au contraire, dans les pays où les températures peuvent s'avérer très basses comme le Japon, la Mongolie ou la Russie, on utilise plutôt une botte, généralement faite de peau.

Histoire des chaussures Bottes, sandales et souliers sont donc les modèles de base de toutes les fantaisies qui vont naître de l'univers de la cordonnerie. Exercices de styles parfois grotesques aux yeux de l'observateur du 21e siècle, les chaussures ont torturé plus d'un pied lorsque l'on estime le côté vertigineux du cothurne grec ou l'obligation de multiplier les pas à cause des getta ou des okobo japonaises pour conserver un équilibre de marche. Encore plus terrible cette tradition de bander les pieds des petites Chinoises pour leur faire enfiler, une fois pubères, des chaussons brodés qui excèdent rarement les 7,5 cm. Certaines autres font plutôt rigoler par leur apparence comme les poulaines, pouvant mesurer jusqu'à deux mètres selon le rang social du porteur, aristocrate évidemment, ou encore ces fameux souliers à talons rouges et ornés de grosses boucles qu'affichent avec orgueil et pédanterie les courtisans de la cour de Louis XIV.

Chez les peuples de l'Antiquité, déjà la chaussure est synonyme de statut social. Notables et gens fortunés portent des sandales ou des crépides, de factures différentes selon la classe sociale de l'individu (lacées, ornées, tressées, etc.). Les esclaves, bien sûr, vont pieds nus jusqu'à ce que leur sort s'améliore un peu et qu'on leur permette de se chausser modestement avec des semelles assez primitives, qui ne protègent que la voûte plantaire. Au Moyen-âge et dans les siècles ultérieurs d'ailleurs, la mode continue d'exercer une distinction visible entre manants et nobles mais c'est la hauteur du talon qui fait alors toute la différence, bien que l'ornementation y soit également pour quelque chose (broderies, pierreries…).

Toutefois, il ne faut pas croire que les chaussures ne sacrifient qu'à la mode et au statut social de l'individu. Elles ont également des fonctions utilitaires. Par exemple ces fameuses chopines, arborées par les Vénitiennes au XVIe siècle, pour leur permettre de circuler dans Venise en dépit des inondations. Idem pour les caligas des légions romaines, ces sandales cloutées permettant aux soldats une meilleure résistance des pieds sur de plus longs trajets. Mais gare à ne pas se faire marcher sur les pieds !!! Au XIXe siècle d'ailleurs, un homme du nom d'Alexis Godillot (1816-1896) les remettra à l'ordre du jour dans les armées, remaniant le principe de la sandale pour lui donner l'apparence d'un bottillon ferré que l'on désignera ensuite sous le nom de godasse. De ce godillot (ou godasse) naît, au cours des années 1940, dans l'atelier du docteur bavarois Klaus Maertens, une bottine orthopédique à coussin d'air, laquelle est ensuite récupérée par les manufacturiers de chaussures de Grande-Bretagne, vingt ans plus tard. C'est de ce modèle que l'on s'inspire pour créer la fameuse Doc Martens au bout d'acier, vers 1960. Destinée d'abord aux ouvriers des chantiers du Royaume-Uni, elle devient rapidement le chouchou des punks et des skinheads. Or à la grande satisfaction de plusieurs, la Doc Martens ne signe plus forcément les intentions révolutionnaires de ceux qui la portent.

De nos jours, la chaussure symbolise encore un mode de vie, un rang social, une identité vestimentaire… Elle représente un univers de création extraordinaire et incarne l'idéal à titre de véhicule d'expression propre à l'individualité de chacun. Elle permet d'identifier les intérêts d'une personne ou le type de métier qu'elle exerce : ballerines, baskets, boots, bottes de randonnée, bottines, charentaises, chaussures de ville, cuissardes, escarpins, godillots, mocassins, nu-pieds, talons hauts, tennis, tongs, etc. Bref, "dis-moi ce que tu chausses et je te dirai qui tu es !"

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