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La domestication du cheval

Puissant, élégant, racé, le cheval se baladait librement dans les plaines sauvages lorsque l'homme de la Préhistoire a sans doute réfléchi qu'il pourrait en faire meilleur usage que de bêtement le manger. Mais comment se faire maître d'un si vif animal ? La question se posa vraisemblablement jusqu'au 4e millénaire avant notre ère, lorsque les premiers chevaux furent domestiqués par l'homme en Ukraine.

Une fois le splendide animal monté, il convenait de le faire obéir. Ce que les cavaliers et les éleveurs se sont ingéniés à mener à bien. Maîtriser cette bête qui peut atteindre jusqu'à 950 kg n'était pas une mince affaire, mais le jeu en valait la chandelle. Grâce au mors, qui a vu le jour en Eurasie 2 000 ans avant notre ère, le cheval est devenu en peu de temps le plus important allié de l'homme dans de nombreuses disciplines.

Dans le monde antique, il s'est imposé dans les transports. À titre de courrier, bien sûr, et pour le transport de marchandises. Dans le commerce, le cheval a fait une sacrée différence. Grâce à sa force et à son endurance, on pouvait désormais faire transiter des produits par le centre des terres, ne plus avoir essentiellement recours aux voies navigables. Les marchands pouvaient dorénavant s'installer plus profondément sur les territoires et éviter ainsi les raids côtiers. La domestication du cheval Pendant la période de l'Antiquité, le cheval s'est également distingué comme atout guerrier. Les armées montées sur des chevaux avaient un net avantage sur leurs ennemis à pied, autant par la puissance de frappe que par la possibilité de fuite. Puis on les attela à des chars. Les chefs de guerre ainsi portés jouissaient d'un prestige particulier et laissaient sur l'ennemi une impression d'invulnérabilité. Ce sont ces chars qui, par ailleurs, donnèrent naissance aux premières courses hippiques, les courses de chars devenant ainsi les premiers jeux d'habileté mettant en scène des chevaux dans un but de divertissement.

Le char était également connu en Chine. C'est dans la sépulture de l'empereur Wu Ding, mort en 1118 av. J.-C. que l'on retrouva les restes d'un char hippomobile, témoignant de la pratique jusqu'en Asie. Toutefois, la présence du cheval en Chine et dans les environs restait un phénomène de luxe que l'on importait à prix d'or du Moyen-Orient. Mais malgré cette rareté, on croit que les Chinois ont utilisé l'étrier dès le 6e siècle avant notre ère et qu'ils auraient également inventé le collier d'épaule pour faciliter les travaux d'agriculture.

Mais l'utilisation répandue du cheval dans le domaine de l'agriculture apparut au Moyen-Âge. C'est également à cette époque que les croisements de races s'amorcèrent avec des distinctions précises. Des coursiers fins et rapides pour les courriers, des destriers endurants et puissants pour la guerre, des chevaux de bât trapus et forts pour travailler la terre, des roussins vifs et inépuisables pour le transport des marchandises, des palefrois et des haquenées pour les parades des gens nobles, etc. Le cheval se diversifiait dans ses tâches, devenant peu à peu indispensable dans presque tous les secteurs de la vie humaine.

Comme il s'imposait de manière si efficace dans la société, le cheval nécessitait qu'on lui procure un outillage spécifique selon les différentes fonctions qu'il occupait. Ainsi est né tout un attirail d'accessoires en rapport avec lui. La selle, les étriers, le mors, les rênes, le collier d'épaule, et surtout le fer à cheval, inventé au 9e siècle. Un monde se construisit autour du cheval et une nouvelle société émergea de cette extraordinaire complicité entre l'homme et l'équidé.

On peut noter que pendant ce Moyen-Âge de croisades et de guerres religieuses, l'Église interdisait que l'on consomme la viande de cheval. Si la pauvre bête devait faire la guerre, l'on honorait du moins son sacrifice en interdisant qu'on la mange. Triste consolation !

Principalement utilisé pour les combats armés, il n'en reste pas moins que le cheval d'Europe montrait des signes d'infériorité comparé à la vigueur et à la maniabilité des chevaux arabes. C'est alors que l'on songea à créer des académies équestres pour former les chevaux à différentes facettes de la guerre. C'est surtout en Italie, à la Renaissance que le phénomène se développa, mais François 1er (1494-1547) toujours admiratif des avancées italiennes, importa l'idée en France et la cavalerie prit un essor important avec lui. Toutefois, la passion des chevaux semble s'amenuiser sous les règnes suivants et c'est devant la presque absence de production équine que Louis XIV s'insurgea et obligea en 1665, par un arrêt du Conseil du Roi, la fondation de haras nationaux. Cette pratique fit si bien qu'en 1789, c'était 750 producteurs de chevaux qui fournissaient quinze haras nationaux. Mais la Révolution française les supprima en 1790.

Pendant ce temps en Angleterre, un véritable culte du cheval apparut. Les Anglais se mirent à croiser les pur-sang arabes avec des races locales et ils développèrent des chevaux de course et d'agilité exceptionnels pour le "sporting art". C'est ainsi que fut créée la race des demi-sang ou warmblood, chevaux prodigieusement performants dans les sports équestres. Ces animaux, aussi dressés pour accompagner les hommes à la chasse au renard, prirent tant d'importance dans la société anglaise qu'ils devinrent rapidement l'emblème d'une identité nationale.

Du côté américain, ce furent les conquistadors espagnols qui introduisirent le cheval barbe et le cheval andalou au 16e siècle sur le territoire. Les Amérindiens adoptèrent ces animaux et les croisèrent jusqu'à obtenir les fameux mustangs et palominos qui firent plus tard leurs succès guerriers. Mais ce sont surtout les colons américains, éleveurs de bétails, qui les domestiquèrent sur les ranchs, les fameux cow-boys qui, à l'époque, n'étaient rien sans leur monture.

Aujourd'hui, on peut dire que le cheval est devenu un animal d'agrément ou encore un athlète sportif, du moins dans les sociétés occidentales. Fini les travaux épuisants aux champs, fini les transports de marchandises au bout du monde, fini la guerre surtout… Les ranchs et autres fermes chevalines offrent le plus souvent des services de randonnée à cheval ou sont des élevages destinés à fournir des vainqueurs aux hippodromes et dans le monde des courses de chevaux. Le cheval n'est presque plus employé pour les travaux agricoles, mais sa popularité ne connaît toutefois pas de baisse. On l'aime, on l'adule pour ce qu'il est, pour ce qu'il représente, pour sa force et sa gentillesse, pour sa beauté et toute la noblesse de son caractère.

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