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Développement durable

On en parle avec toujours plus d'insistance, avec toujours plus d'urgence. Mais qu'est-ce que le développement durable ? Concept relativement nouveau, notion en pleine émergence, modifiable et modifiée au fur et à mesure que des actions nécessaires se dessinent, le développement durable se construit en fonction d'un nombre incalculable de facteurs extérieurs qui conditionnent ses règles d'applications. Chaque pays, chaque société l'envisage selon ses propres priorités, ses propres réalités socio-économiques.

Dès les années 1970, écologistes, spécialistes de l'environnement et autres scientifiques, inquiets de la surexploitation des ressources naturelles et de la surpopulation mondiale, prônent une réorganisation des structures de consommation et de production. Mais ce n'est qu'après la fameuse Conférence des Nations Unies sur l'Environnement humain, qui se tient à Stockholm, en 1972, que des mesures se prennent, notamment par le biais du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Toutefois, on reste encore loin d'une prise de conscience collective face à la menace des changements climatiques et de l'épuisement des ressources naturelles.

Il faut attendre les années 1980 pour que le grand public comprenne l'ampleur du problème et découvre la réalité des pluies acides, du trou dans la couche d'ozone, de l'effet de serre, de la déforestation, de la désertification, de la multiplication des espèces en voie d'extinction (faune et flore), du réchauffement climatique. On commence alors à parler de solidarité planétaire et, peu à peu, des associations de sauvegarde naissent aux quatre coins du monde. Un concept de développement durable se manifeste alors et prend une forme mondialement admise par la description qu'en fait, à l'époque (1987), le premier ministre de Norvège, madame Gro Harlem Brundtland : "un développement qui répond au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs". Développement durable

Bien que les générateurs de pollution et de surexploitation soient clairement identifiés à travers le monde, chaque pays ne peut gérer les solutions de façon similaire. Les pays en voie de développement ne disposent pas des fonds nécessaires pour transformer des installations polluantes, par exemple. D'autres pays qui ont, quant à eux, construit leur économie sur des exploitations polluantes doivent répartir les modifications de leurs différentes industries sur de longues périodes afin de ne pas altérer leur qualité de vie. Certains pays enfin se trouvent coincés lorsque leurs seules possibilités de subsistance impliquent la surexploitation d'une ressource spécifique. C'est en tenant compte de ces facteurs précis et distincts que l'on a élaboré le Protocole de Kyoto, applicable depuis 2005, mais toujours bien insuffisant dans cette lutte pour la sauvegarde de la planète.

Évidemment, sauver la planète ne va pas sans des efforts considérables de conciliation. Et par conciliation on entend promouvoir le progrès socio-économique sans menacer l'équilibre naturel des écosystèmes et la biodiversité. Une restructuration de la croissance économique ainsi qu'une notion de répartition des richesses entre pays pauvres et pays développés sont exigibles pour mener à bien ce projet. Il est clair que pour parvenir à des solutions efficaces sur un long terme, entreprises, pouvoirs publics et organismes mondiaux et citoyens de tous pays doivent travailler de concert pour que ce développement soit économiquement avantageux, socialement équitable et respectueux de l'environnement.

Un bémol entrave cependant lourdement la démarche mondiale du développement durable. Les nombreux conflits qui sévissent d'un bout à l'autre de la planète engendrent des préoccupations de survie parfois plus urgentes, et font, par conséquent, reculer ou stagner la mise en chantier de programmes efficaces. Le développement durable ne peut s'épanouir qu'à l'écart des guerres et des situations d'oppression.

Malgré la bonne volonté des gouvernements et de toutes les institutions mises en place dans le but de sensibiliser la population, il reste que c'est à chaque individu de prendre concrètement des mesures pour faire avancer la cause. Le développement durable passe nécessairement par une prise de conscience collective, certes, mais aussi par une prise en charge individuelle de la consommation (et de la façon de consommer) de chaque être humain.

Pour favoriser le développement durable et en perpétrer l'habitude aux générations futures, de simples gestes quotidiens peuvent faire une énorme différence. Par exemple, une consommation intelligente et modérée pourrait stopper la surproduction industrielle, principale responsable de mauvais traitements infligés aux animaux que l'on destine aux abattoirs et qui, par conséquent, sont à l'origine de pandémies telles la grippe aviaire, la maladie de la vache folle, la tremblante du mouton, etc. Une consommation intelligente et modérée permettrait également de boycotter les OGM en favorisant les achats directement de producteurs qui certifient la qualité bio de leurs produits. Ce même type de consommation, s'il se fait dans le respect du commerce équitable, assure aux producteurs de pays en voie de développement un revenu assez élevé pour permettre la pérennité de leur entreprise. Enfin, favoriser un mode de consommation qui répond à des besoins réels plutôt qu'à une habitude d'abondance pourrait aussi réduire considérablement le gaspillage de ressources, et la pollution par les déchets qui en découle.

L'habitude du recyclage et de la récupération des matières, de même que les réutilisations possibles de matériaux restent des atouts capitaux dans un monde qui tend à réduire sa consommation. Nous jetons sans discernement de nombreux objets ou choses que de simples transformations adéquates nous permettraient de réutiliser dans plusieurs domaines de la vie quotidienne. Certains matériaux que l'on destine aux ordures peuvent par exemple servir d'isolants naturels, tout comme une multitude de matières organiques peuvent servir au compostage de jardins ou de terres agricoles. L'eau de pluie, facilement récupérable, s'acquitte fort honorablement des tâches de lavage qui ne requièrent pas d'eau potable.

L'utilisation d'énergies renouvelables pour assurer nos besoins en chauffage ou en électricité progresse doucement. Les panneaux solaires, les éoliennes, les pompes à chaleur, les puits canadiens commencent à séduire pour leurs qualités environnementales. De plus en plus d'individus, conscients de leur responsabilité envers la planète, cherchent des moyens "propres" afin de subvenir à leurs besoins de confort. Actuellement, ce sont les pays scandinaves qui progressent le mieux dans l'utilisation des énergies renouvelables. À titre d'exemple, la Suède est passée d'une utilisation d'énergie renouvelable de 24,4 % en 1985 à 39,8 % en 2005. En Finlande, on note aussi une progression notable avec une utilisation de 18,3 % en 1985 poussée à 28,5 % en 2005. L'Islande, en 2003, atteignait déjà 72,8 % d'utilisation d'énergie renouvelable tandis que la Norvège affichait un taux de 47,3 % la même année. Quant au Danemark, il est passé d'une utilisation de 4,5 % en 1985 pour se propulser à un taux de 17 % en 2005. En Europe de l'Ouest, seuls l'Autriche (23,3 %), le Portugal (20,5 %) et la France (10,3 %) se démarquent avec des taux supérieurs à 10 % en 2005.

Il reste donc beaucoup à faire et beaucoup de gens à convaincre, surtout, des bienfaits d'un changement radical en matière de production/consommation. Bâtir de nouveaux modèles économiques ne sera pas chose facile en tenant compte de toutes les entraves à surmonter. Mais c'est à nous de changer le monde et de protéger ce que nous avons de plus précieux : cette inestimable maison que nous appelons la Terre !

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