Site du Jour
> Choisir site du jour en page de démarrage

Site du jour > Dossiers exclusifs > La calculatrice et son histoire

Histoire des machines à calculer
Du boulier à l'informatique
Calculus
Compter du bout des doigts
Mathématiques et calculatrices

Les calculatrices
La calculatrice
Du doigt à la machine, le calcul
Histoire de chiffres
Hist. gén. des calculatrices
Histoire des math

Fabrication du papier
Dictionnaire & encyclopédie
Denis Diderot
La Renaissance
Walt Disney
La généalogie
Champollion
Le Land-Art


La calculatrice et son histoire

L'abaque fut la première machine à calculer. Les peuples antiques en faisaient usage plusieurs siècles avant Jésus-Christ dans leurs diverses opérations marchandes. On note quatre types d'abaque ayant principalement eu cours dans l'Antiquité : un tableau de sable sur lequel on traçait/effaçait les opérations et que les Grecs nommaient abax ; une tablette avec des compteurs mobiles sur des lignes, des galets par exemple sur l'abaque égyptienne ; le fameux boulier chinois qui consiste en une boîte rectangulaire, traversée de plusieurs tiges sur lesquelles se trouvent des boules présentant des valeurs différentes ; et enfin une tablette avec des galets coulissant dans des rainures, chez les Romains.

Ces systèmes de calcul, bien qu'ils rencontrent des limites assez tôt dans leur utilisation, permettent toutefois aux commerçants et aux administrateurs de se livrer aux quatre opérations mathématiques de base, à savoir l'addition, la soustraction, la multiplication et la division. Les bouliers, quant à eux, affirment leur supériorité rapidement et gagnent l'Europe. Le système nécessite toutefois une dextérité considérable et plusieurs Occidentaux en restent aux chiffres arabes dont on doit l'introduction en Europe à Gerbert d'Aurillac (v.940-1003) ou à Leonardo Fibonacci (v.1175-v.1250), les historiens connaissant des différends à ce sujet. Histoire de la calculatrice

Beaucoup plus tard, dans le courant du 17e siècle, le scientifique écossais John Napier (1550-1617) invente un système de réglettes mobiles, portant un codage des tables de Pythagore (v.580 av. J-C.-v.497 av. J-C.). Ces bâtonnets seront par la suite popularisés dans toute l'Europe sous le nom de : Bâtons de Neper. Le système sert ensuite de base à une série d'améliorations apportées sur une période assez longue, soit de 1620 à 1720, effectuées par des scientifiques de renom comme Edmund Gunter (1581-1626) avec la première règle à calculer utilisant les logarithmes, perfectionnée par Henry Leadbetter (?-?), et modifiée de nouveau par William Oughtred (1574-1660). En 1671, c'est un certain Seth Partridge (?-?) qui modifie encore le principe avec l'invention d'une règle à coulisse, capable d'atteindre le milliard, laquelle sera utilisée jusqu'à l'avènement des premières calculatrices électroniques, dans les années 1970.

Les mécanismes de calcul plus sophistiqués entrent en scène vers 1642 avec la création du jeune Blaise Pascal (1623-1662) : la Pascaline. Il s'agit alors d'un mécanisme complexe avec manipulation de roues sur le couvercle d'un boîtier. Le mécanisme, une fois encore, ne présente pas la fluidité nécessaire aux opérations, car il lui aurait fallu une précision de fabrication trop avancée pour l'époque. Or sur le concept même de cette machine, un certain René Grillet (?-?), horloger du roi, conçoit en 1678 une boîte arithmétique à cylindres népériens dont la taille réduite est déjà en soi une remarquable réussite. Mais c'est l'Allemand Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) qui apporte au prototype de Pascal les transformations les plus perfectionnées. En 1694, on expose enfin son invention, la calculatrice à étages, et les performances de la machine permettent même l'extraction de la racine carrée. Mais de nouveau, la machine ne sera jamais commercialisée à cause de la trop grande précision qu'exigerait la conception de son mécanisme. Toutefois, les avancées techniques apportées par Leibniz restent d'une importance capitale pour les modèles futurs, notamment en ce qui a trait à : l'inscripteur facilitant la pose d'un nombre avant de l'additionner, le viseur de pose, l'entraîneur, le chariot d'exécution en position fixe les additions et les soustractions, la multiplication mobile axée à senestre, la division mobile axée à dextre ainsi que le système de tambours coulissant. Ces technologies serviront de fondement à toute une gamme d'inventions dans les décennies à venir.

La révolution industrielle au 19e siècle et son boum commercial sans précédent vont soudain changer la face du monde et exiger des outils de précision pour effectuer des opérations arithmétiques, jusque-là réservées aux mathématiciens et aux scientifiques. Les calculs, désormais l'affaire d'un nombre croissant de commerçants, demandent une automatisation et une fiabilité nouvelles. Chercheurs et inventeurs travaillent donc à la réalisation de ce qui deviendra l'outil essentiel de tout financier.

La première machine à être commercialisée est l'arithmomètre de l'Alsacien Thomas de Colmar (1785-1870), en 1822. Ce premier calculateur mécanique sera fabriqué en série et on le distribuera même en Allemagne, en Angleterre et aux États-Unis. Il deviendra une pièce d'équipement incontournable dans de nombreuses institutions telles que les banques, les compagnies de chemin de fer, l'école Polytechnique, les firmes d'assurances, les grands magasins, l'Observatoire de Paris, les Ponts et chaussées, etc.

La compétition devient alors féroce dans l'art de construire de nouvelles machines à calculer. L'Américain Eugene Dorr Felt (1862-1930) fait breveter son Comptometer en 1887, première calculatrice avec clavier complet comprenant des chiffres. Il le perfectionne ensuite afin qu'il imprime les chiffres au fur et à mesure des opérations ainsi que les totaux. À la même époque, l'Anglais Charles Babbage (1791-1871) invente sa machine différentielle, basée sur l'utilisation des cartes perforées que l'on retrouve dans les métiers à tisser et qui ont été inventées par Jacques de Vaucanson (1709-1782), célèbre créateur d'automates. Ces cartes perforées porteront ensuite l'ambition d'un certain Hermann Hollerith (1860-1929), spécialiste des études statistiques, à lancer en 1880 une machine des plus sophistiquées, alliant mécanique et électricité, ouvrant ainsi l'ère des calculatrices numériques. Au moyen de cartes perforées pouvant porter seize nombres à cinq chiffres ou huit nombres à dix chiffres, la rapidité de calcul atteint dès lors des sommets et la mécanographie s'installe désormais dans les industries et les administrations d'importance. Mais l'on n'a toujours pas inventé un outil de haute voltige.

Au cours du 20e siècle, et grâce à plusieurs recherches expérimentales dans les milieux scientifiques et militaires, on teste de nombreux appareils électroniques. Le miracle de la calculatrice Curta, en 1948, réalisée par Curt Herzstark (1902-1988) alors qu'il est détenu au camp de Buchenwald pendant la Seconde Guerre mondiale propulse les chercheurs vers un niveau de perfectionnement jamais encore envisagé. Chacun cherche les moyens de donner au monde une calculatrice rapide d'exécution, facile d'utilisation, et ultra compacte. En 1957, Casio innove avec la première calculatrice compacte utilisant des relais électriques. En 1972, les ingénieurs de la compagnie américaine Texas Instruments mettent au point la calculatrice électronique de poche.

Depuis, la calculatrice se raffine toujours un peu plus. Elle se miniaturise et multiplie les opérations qu'elle peut résoudre, et ce, jusqu'à une variété illimitée. Aujourd'hui, presque tout le monde a accès, d'une façon ou d'une autre, à une calculatrice. Par le biais d'un bracelet-montre, d'un réveil-matin, d'un téléphone cellulaire, d'un ordinateur. La calculatrice est si populaire qu'elle fait partie des "goodies" habituels offerts avec une multitude d'instruments technologiques. On se demande bien quelle nouvelle forme elle pourrait prendre dans l'avenir et surtout à quel nouveau calcul elle pourrait bien se livrer… ou nous livrer ?

Site du jour > Dossiers exclusifs > La calculatrice et son histoire
Copyright Site du jour / Nathalie Michallon - E-mail : nathalie@site-du-jour.com / Mentions Légales
Toute reproduction même partielle est strictement interdite sans un accord écrit sous peine de poursuites judiciaires
Nos Partenaires : Calculette | Calculatrice hypothécaire | Calculatrice