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Les arts divinatoires dans l'histoire

Dans les grandes civilisations antiques, l'art de la divination était monnaie courante. Chaque individu, du moins les seigneurs, les citoyens libres, les bien nantis et ceux qui jouissaient d'une certaine notoriété, consultait fréquemment astrologues et devins pour connaître leur destinée. Par curiosité sans doute, par appréhension et peur de l'avenir ensuite, ou peut-être aussi pour se soustraire à la responsabilité de prendre certaines décisions graves, on demandait à l'oracle, au devin, à la pythie ou au prêtre chargé de la divination de prédire l'avenir.

Plusieurs formes de divination existaient alors, mais la plus répandue était la lecture de foies d'agneau. L'agneau, éternel sacrifié, devait payer de sa vie pour répondre aux plus banales questions : "devrais-je me marier ?" ; "à quel endroit ais-je égaré tel collier ?" ; "deviendrai-je riche ?", et autres interrogations existentielles. Le foie, encore tout chaud, livrait selon une codification dûment établie par les pratiquants, les réponses espérées dans une variété d'interprétations qui laissait beaucoup de place au hasard. Cette lecture du foie devint si prisée d'ailleurs que l'on recopiait, sur un simulacre en argile, les prévisions aperçues dans le foie de l'animal, tablette que l'on remettait ensuite aux intéressés. Les arts divinatoires dans l'histoire

En Égypte, on recourut aux oracles. Les rois, principalement, s'y référèrent avec grand fracas, histoire de légitimer leurs décisions politiques, dès lors cautionnées par les dieux. Les notables égyptiens les consultaient également pour s'informer de progrès dans leur vie professionnelle, pour connaître les chances de guérison d'un malade, pour démasquer des voleurs, pour apprendre le sexe d'un enfant à naître, etc. Souvent, la réponse de l'oracle ne se traduisait que par oui ou par non, et se transmettait par le mouvement avant ou le mouvement arrière d'une statue à l'effigie d'un dieu. Les questions, tracées sur un bout de papyrus ou de roseau, pouvaient également être posées oralement selon les méthodes autorisées par l'oracle. D'autres temples égyptiens préconisaient la révélation à travers le rêve. Les fidèles passaient alors la nuit au temple, attendant qu'une vision en songe ne vienne les délivrer de leurs interrogations. Ces rêves nécessitaient par la suite une explication, le plus souvent fournie par une personne désignée à cette fonction. Dans certains temples spécifiques, c'était la voix du dieu que l'on pouvait entendre, canular divin organisé par des prêtres chargés de rassurer la population angoissée.

La Grèce fit connaître ses divins oracles à travers tout le monde antique tant ils furent célèbres. Celui de Delphes, entre autres, où officiait la fameuse Pythie tenant ses prophéties d'Apollon lui-même, connut une si grande renommée que l'on y envoyait des délégations d'autres cités pour le consulter. Ce sont des prêtres qui répondaient alors par écrit aux nombreuses questions et qui les rédigeaient en vers afin que les fidèles puissent les conserver.

Dans tout l'Empire romain, les consultations furent à leur apogée dans les rangs de la noblesse. Les luttes de pouvoir, les fratricides, parricides, matricides, etc., ne connurent jamais autant de rebondissements que sous le règne des empereurs romains. Chacun y allant de ses propres moyens en matière de prévention à l'assassinat, les prophéties proférées à partir d'entrailles d'animaux sacrifiés précipitèrent de nombreux innocents dans la mort après qu'ils eurent été donnés comme potentiels successeurs au trône. L'un des plus célèbres de ces devins romains fut Pammène (?-?) qui prédit, cinq ans avant l'événement, le grand incendie de Rome en 64.

Alors que certains étudient le comportement des oiseaux pour établir leur pronostique de l'avenir, que d'autres s'y lancent par le biais de toute symbolique dans la nature, le 15e siècle laissa libre cours à ses instincts primitifs en matière de divination. Le métier devint à ce point ridicule que l'on utilisa tout et n'importe quoi pour élaborer des prédictions aussi grotesques qu'inspirées des grandes tirades antiques. François Rabelais (v.1494-1553), pour bien en dénoncer le burlesque, nomma même l'un de ces procédés : l'étronmancie. En revanche, et bien que les épigrammes se multiplièrent au sujet des devins et autres astrologues, les opinions étaient partagées : certains en contestaient la moindre affirmation alors que d'autres se fascinaient pour la part de probabilité que recelaient certaines assertions, notamment celles du célèbre Michel de Nostradamus (1503-1566).

Toutefois, l'époque étant aux délires de l'Inquisition, les devins et astrologues furent dès lors soupçonnés de satanisme et de commerces hérétiques. Tout se joua autour de la légitimité des pratiques divinatoires, lesquelles pouvaient, en étant admises comme fiables, entrer directement en conflit avec le pouvoir clérical. Force est de constater que médecins et agriculteurs n'en recouraient pas moins à des signes extérieurs pour exercer leur métier et anticiper des résultats dans l'avenir, mais cette lecture de symboles divins ne se pratiquait pas en dehors des autorités cléricales, contrairement à la divination, qui supposait un commerce direct entre une instance divine et des devins, sans passer par les intermédiaires que Dieu avait mandatés sur terre : l'incontournable clergé. Thomas d'Aquin (1225-1274) disait déjà au 13e siècle de la divination qu'elle était : "une usurpation indue des droits de Dieu". Les arts divinatoires, efficaces ou non, menaçaient la vérité religieuse, de toute évidence, et c'est en 1586 que le pape Sixte-Quint en interdit la pratique dans une bulle célèbre.

Cette bulle, qui ménageait exceptionnellement les prévisions faites par les médecins, les marins et les agriculteurs, fut le cheval de bataille des esprits éclairés. Si l'on pouvait accorder une pertinence à certains signes de la nature, notamment par l'observation du ciel, on pouvait par conséquent étendre ces observations à d'autres signes, en d'autres contextes. C'est ainsi que les méthodes de divination se précisèrent, s'ennoblirent et prirent un caractère plus sérieux. Naquirent alors la chiromancie (lignes de la main), l'oniromancie (les rêves) ou la physiognomonie (traits du visage). À ces disciplines se greffèrent aussi la cartomancie, la géomancie, le marc de café, la boule de cristal, les feuilles de thé, etc.

Il était évident que les arts divinatoires, rejetés par les émissaires de Dieu, seraient récupérés par les adorateurs du diable. Les siècles qui suivirent la Renaissance fourmillèrent de scandales dans lesquels nobles et notables furent pris en flagrant délit de divination satanique. La célèbre Affaire des Poisons (survenue à Paris entre 1670 - 1680) et impliquant la marquise de Montespan (1640-1707) et la veuve Montvoisin (1640-1680), chiromancienne et empoisonneuse, fit grand bruit à la cour du Roi-Soleil. Ce ne fut cependant qu'un épisode parmi d'autres, au cours duquel maints sacrifices (enfants abandonnés et animaux) eurent lieu sous la tutelle de Satan pour livrer à des fidèles sans scrupules les secrets d'un avenir bien approximatif.

C'est dans l'élaboration des bases de l'astronomie que l'on en vint à éliminer l'astrologie et les arts divinatoires qui en dérivaient. Pendant le Siècle des Lumières, ayant à cœur le triomphe de la raison sur la superstition, les grands penseurs décidèrent d'en finir avec ces sciences qui n'en étaient pas. Tout art divinatoire fut dès lors relégué aux oubliettes, jusqu'au 20e siècle en fait, époque à laquelle on remit au goût du jour l'astrologie par le biais des horoscopes quotidiens.

L'engouement pour l'astrologie, depuis, est tel qu'elle est devenue une discipline scientifique basée sur la symbolique des astres et leurs mouvements. De là se décline une multitude d'approches pour déterminer le caractère des individus en fonction de leur signe zodiacal ainsi que pour prédire leur avenir à court terme selon la position des astres. Mais l'astrologie a aussi propulsé toute une gamme d'options divinatoires des plus surprenantes…

Voyance (acutomancie) et numérologie comptent parmi un éventail de plus en plus large de disciplines scrutant l'avenir : anges gardiens, carré de Mars (magie des nombres), cynomancie (postures canines), (encromancie (taches d'encre), graphologie (l'écriture), Kybomancie (les dés), ornithomancie (présages par les oiseaux) les runes, etc. Aucune manifestation susceptible d'informer sur les mystères de l'avenir n'est négligée aujourd'hui par les grands bonzes de la divination actuelle. Et devinez quoi ? Il s'agit de l'un des domaines les plus lucratifs qui soient. Alors, de quel côté de la boule de cristal êtes-vous donc ?

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