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Manger bio

Cultivés sans suppléments chimiques et contribuant à la préservation de l'environnement, les produits bio ont la cote en Europe. En France, le seul réseau Biocoop compte à l'heure actuelle 300 comptoirs de vente. Or les experts estiment que depuis 1999, le marché français du bio a connu un essor d'environ 10 % par année. Les produits bio sont visibles partout où l'on peut se procurer de la nourriture (70 % en grandes et moyennes surfaces, 47 % dans les marchés, 31 % en boutiques spécialisées, 22 % à la ferme directement, 19 % chez les artisans, 6% du jardin) et ils occupent de plus en plus d'espace, autant dans les magasins que sur la table des consommateurs.

Ce sont les grandes crises alimentaires telles que la maladie de la vache folle, la listériose ou encore la grippe aviaire, principalement dans les années 1990, qui ont alerté une bonne partie des populations sur la qualité des aliments qu'ils consommaient. À partir de ce constat, consommateurs et environnementalistes se sont penchés sur la question des élevages, animaux ou végétaux. Qu'est-ce que nous mangeons réellement ? S'appuyant sur quantité d'analyses et d'études, particulièrement sur les OGM, les pesticides/herbicides ainsi que sur la façon de traiter les animaux, les scientifiques ont conclu à un problème majeur dans les techniques de production des aliments.

Surproduction, surexploitation, non-respect des sols, maltraitance des animaux, mauvaise alimentation des animaux de ferme, utilisation abusive d'antibiotique, d'engrais azoté de synthèse, de colorant, d'agents de préservation, etc. L'agriculture intensive met dans nos assiettes les produits d'une nature carencée, poussée à produire toujours plus sans jamais recevoir les soins nécessaires à son équilibre et à son bien-être. En regard de ces facteurs troublants, il est clair que de plus en plus d'individus songent à modifier leur liste de courses alimentaires pour favoriser le fait bio. Manger bio

Mais quels sont les véritables avantages de cette révolution bio ? D'abord le respect de ce que l'on mange. Et le respect de la terre qui produit ces denrées. Rien de plus navrant que de goûter la chair d'un animal qui n'a jamais vu le soleil, enfermé dans une cage le contraignant à l'inertie, gavé de sous-produits alimentaires malsains, injectés d'antibiotiques de toutes sortes… Rien n'est plus angoissant que de déguster une pomme, rouge parfaite au lustre inquiétant dont l'état reste toujours au top après un mois de conservation dans des conditions peu favorables… L'avantage de l'aliment bio c'est déjà de savoir de quoi se compose cet aliment.

La certification bio oblige le producteur à l'observation de règles strictes quant au traitement de sa production. Les animaux, par exemple, sont choisis en raison de leur potentiel d'adaptation au climat, ils sont nourris avec des aliments sains (herbes, fourrages, céréales, protéines végétales, etc.), leurs petits sont alimentés au lait maternel et sevrés le plus tard possible. De plus, ils vivent librement à l'extérieur et bénéficient de refuge intérieur adéquat à leur espèce. Les seuls compléments alimentaires que l'on autorise à leur régime sont des minéraux tels que le phosphore, le calcium, le sodium ou encore des algues et des vitamines.

Quant aux sols, les fermiers bio le fertilisent grâce à des compostages et organisent leurs plantations en fonction des voisinages heureux. Par exemple, le chou sera placé à côté du céleri, le parfum de ce dernier éloignant la piéride du chou, insecte qui le dévaste d'ordinaire. Le planning de culture du fermier bio favorisera également la rotation, certaines plantations augmentant l'azote de l'air précéderont les plantations gourmandes en azote. Le fermier bio utilisera des engrais verts (comme certaines plantes à croissance rapide qui enrichissent les sols) et tentera de limiter la prolifération de prédateurs indésirables en attirant les insectes utiles (comme les coccinelles, prédateurs naturels des pucerons, remplaçant les insecticides chimiques).

Protection de l'environnement, sauvegarde de la biodiversité sont les mots d'ordre de la culture bio. Selon une étude de L'Institut de recherche de l'agriculture biologique suisse, il apparaît que les sols traités selon des techniques bio recèlent de 20 à 30 % plus de biomasses microbiennes ainsi que de 30 à 40 % plus de vers de terre. Ces techniques réduisent par ailleurs les gaz à effet de serre de 20 à 50 % par hectare de terre cultivée. De plus, les sols travaillés en mode bio, enrichis par l'apport de compost, absorbent beaucoup plus de dioxyde de carbone (CO2) que les sols cultivés en mode traditionnel.

Reste que le bio, malgré ces signes de bonne conduite envers l'environnement, peut aussi s'avérer décevant. Actuellement, la moitié des produits bio vient de l'importation. Aussi, le consommateur doit faire preuve de vigilance et n'acheter que ce qui lui semble répondre à une logique de consommation bio. Et puisque l'on souhaite réduire l'agriculture intensive en sol européen, il vaut mieux opter pour des produits locaux ainsi que pour le bio en saison. Les AMAP (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) par exemple, encouragent vivement un partenariat entre producteurs et consommateurs afin que les productions locales bio passent directement de la ferme au panier de provisions de l'acheteur, évitant ainsi tous les frais et les pollutions intermédiaires.

Cependant, il y a de petits hic ! Un des grands problèmes du bio réside dans ses prix élevés. Selon un sondage du groupe CSA, près de 96% des consommateurs achèteraient plus de produits bio si leur coût était plus abordable. Autre bémol dans l'univers du bio : les emballages superflus. Comme pour tous les autres produits du marché, le bio n'échappe pas au suremballage. Il y aurait donc un effort à fournir dans ce domaine. Mais encore…

La grande question reste de savoir si les aliments bio comportent moins de risques pour la santé que les aliments traités de façon industrielle ? Et s'ils sont véritablement meilleurs pour la santé ? Jusqu'ici, les quelques rares études demeurent bien légères, certaines affirmant qu'il y a peu de différences, d'autres assurant que le bio porte plus de risques de développement bactérien… et d'autres enfin arguant que si les singes du zoo de Copenhague choisissent instinctivement les bananes et autres fruits biologiques plutôt que les fruits de cultures traditionnelles, c'est que le bio est assurément plus convenable pour la santé. Ajoutons à cela que les singes en question mangent les bananes bio avec la peau, mais qu'ils épluchent les bananes traditionnelles lorsqu'on ne leur donne rien d'autre ; il y a, en effet, matière à réflexion ! Et si les chimpanzés avaient raison…

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