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Histoire

Saladin, héros des croisades

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Le vrai héros des croisades

La célèbre victoire des armées de Saladin sur les forces chrétiennes à Hattin scelle le destin des Occidentaux à court terme, notamment celui de Renaud de Châtillon.

Saladin le fait prisonnier avec Guy de Lusignan et quelques autres chefs de guerre, dont des templiers. Les Croisés, affamés et assoiffés, n'ont pu que s'effondrer sous les coups précis des soldats de Saladin. Alors qu'il se retrouve enfin face à ses pires ennemis, le sultan offre à boire à Lusignan, Châtillon reste privé d'eau. Ce geste tout simple indique à Renaud de Châtillon que cette fois, il est allé beaucoup trop loin et que l'heure des comptes est arrivée. Saladin le fait exécuter sans honneur ainsi que les templiers et Hospitaliers capturés.

Dorénavant, plus rien n'empêche Saladin de marcher sur Jérusalem et de reprendre la ville sainte à l'ennemi d'Occident.

Le 2 octobre 1187, c'est chose faite : Jérusalem redevient possession des troupes islamiques, mais la nature honnête et intègre de Saladin permet aux chrétiens de quitter la ville avec leurs biens sans représailles de la part du sultan. De plus, s'il rend la mosquée de Al-Aqsa aux musulmans, il restitue également le Mur des Lamentations aux juifs et laisse aux chrétiens le Saint-Sépulcre. Chacune des religions se voit reconnue par cette mansuétude.

Ce sont d'ailleurs ces gestes de générosité symbolique, tout à l'honneur de Saladin, qui feront énormément pour sa postérité. Désormais craint, mais respecté, Saladin devient le vrai héros des croisades.

Saladin

Les croisades

Toutefois, l'Occident n'a pas encore dit son dernier mot. Le comté de Tripoli résiste toujours, la principauté d'Antioche aussi. Une autre grande ville refuse également de tomber aux mains des soldats de Saladin, défendue vaillamment par Conrad de Montferrat (v.1145-1192), du côté libanais : Tyr. Montferrat, sonne alors l'alerte afin que le pape réagisse et envoie des renforts.

L'appel à la troisième croisade est lancé. Les plus grands princes d'Occident y répondent : l'empereur d'Allemagne Frédéric 1er Barberousse (1122-1190), le roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion (1157-1199) et le roi français Philippe II Auguste (1165-1223).

Une relation teintée de respect et d'admiration mutuels

Malgré la noyade inespérée du redoutable empereur allemand Frédéric Barberousse, Saladin ne parvient pas à maintenir un rythme de conquêtes acceptables contre la nouvelle coalition des armées françaises et anglaises : en 1191, il perd Saint-Jean-d'Acre aux mains des Croisés.

Alors Richard Cœur de Lion, courageux et fin stratège, déjoue les pièges de Saladin et prend avantage sur lui à Arsouf.

Cependant, Richard ne pousse pas plus loin cet avantage et engage des négociations avec Saladin. Il semble que Saladin éprouve une sorte d'empathie pour Richard, lui dépêchant son médecin personnel alors qu'il est malade, lui faisant également parvenir des chevaux lorsque le sien meurt…

Les chroniqueurs affirment qu'en fait, une relation teintée de respect et d'admiration mutuels entre Saladin et Richard aurait tout simplement mené les deux hommes à statuer en termes de paix sur l'avenir de Jérusalem en 1192 : désormais la cité serait de confession musulmane, mais resterait ouverte aux chrétiens qui souhaitent y vivre.

Les véritables chevaliers

C'est peu après le départ de Richard Cœur de Lion que le grand Saladin s'éteint dans la nuit du 3 au 4 mars 1193, à Damas.

Par sa détermination et la noblesse de ses actes, Saladin a su convaincre les Occidentaux qu'il n'était pas qu'un ennemi, mais aussi un homme de grande valeur.

Sa mémoire est aujourd'hui honorée par de magnifiques statues équestres (notamment à Damas et à Jérusalem), un somptueux mausolée à Damas, restauré en 1898 aux frais de l'empereur Guillaume II d'Allemagne afin de commémorer sa double victoire sur les Français et les Anglais, une province irakienne nommée Salah ad-Din et enfin par de nombreuses chroniques et poésies célébrant sa bravoure et la pureté de son cœur.

Les véritables chevaliers de ces tristes croisades n'étaient peut-être pas ceux que l'on croyait…

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