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Fêtes

Sainte Catherine et les Catherinettes

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Un rituel incontournabl

On ignore exactement à quel moment précis du Moyen-Âge la tradition s'est immiscée dans les mœurs jusqu'à devenir un rituel incontournable. Bien qu'elle commémorait par sa date (25 novembre) la mort de Catherine et la foi chrétienne, cette fête avait tout d'une cérémonie païenne.

On y célébrait de façon moqueuse le célibat tardif des femmes âgées de 25 ans et plus. Le but principal de ce rituel festif était surtout de mettre en valeur ce cheptel de femmes encore "mariables" en attirant sur elles toute l'attention d'éventuels prétendants.

Coiffer sainte Catherine

La Sainte-Catherine se célébrait donc dans la bonne humeur et la taquinerie, les femmes arborant des chapeaux extravagants, aux couleurs de la foi et de la connaissance, c'est-à-dire le jaune et le vert. Elles défilaient souvent en cortège devant une statue de sainte Catherine, la parant de divers ornements tels que des rubans, des guirlandes de fleurs, des chapeaux, etc.

Au final, la tradition voulait qu'elles coiffent la Sainte afin que celle-ci les aide à trouver le mari idéal.

L'expression "coiffer sainte Catherine" identifiait la femme qui passait le cap des 25 ans, toujours affublée de son statut de vierge célibataire.

Marguerite Bourgeoys

En Nouvelle-France, c'est à la religieuse Marguerite Bourgeoys (1620-1700) que l'on doit la transmission de ce rituel. Elle apporta cependant une touche toute personnelle à la tradition en sol américain.

Marguerite apprit aux filles, aux Amérindiennes principalement, à se mettre en valeur auprès des prétendants en démontrant leur savoir-faire culinaire. Or c'est grâce à une recette typiquement locale que les femmes de Nouvelle-France attirèrent leurs futurs maris en faisant la conquête de leur estomac.

Sainte Catherine

La tire de sainte Catherine naquit dans les marmites des natives et devint un rituel incontournable au Canada français. Cette tire à base de mélasse et de beurre est une friandise agréable en bouche, que l'on façonne encore aujourd'hui pour célébrer la fête des "vieilles filles".

Aujourd'hui

On sait que le célibat des femmes n'est plus à l'heure actuelle sujet de moquerie. Il résulte d'un choix assumé bien souvent et n'est plus un motif de célébrer sainte Catherine, mais plutôt une excuse pour faire la fête.

Dans les bureaux de plusieurs villages ou villes françaises, on respecte encore la tradition, et ce jour particulier donne lieu à des exhibitions fort amusantes de chapeaux rigolos.

En France, par exemple, ce sont les couturières et les modistes qui se sont emparées de la symbolique de la fête afin d'en faire une célébration de leur puissance créatrice.

À Paris, dans le 2e arrondissement, le 25 novembre c'est la "big fiesta" de l'extravagance. Chapeaux et tenues rivalisent d'excentricités ; un merveilleux chaos de couleurs froufroutantes, des pièces montées avec une exubérance digne des plus fous stylistes, un rassemblement plein de surprises dont le but est de coiffer la statue de Catherine, à l'angle des rues des Petits-Carreaux et de Cléry, au péril de sa réputation (et parfois même de sa vie) en grimpant l'échelle des pompiers, spécialement mise à disposition des catherinettes pour l'occasion.

Ensuite, le défilé se dirige jusqu'à la mairie pour affronter un jury de professionnels de la mode qui décernera des prix aux plus extraordinaires coiffures.

De quoi en faire voir de toutes les couleurs à ces beaux célibataires qui n'auraient pas encore croisé la femme de leur vie…

La fierté du célibat

Patronne des filles à marier, Catherine d'Alexandrie incarnait peut-être l'idéal de la femme intègre qui refusa un empereur pour rester fidèle à l'époux que son cœur avait choisi.

Il demeure étrange toutefois que cette femme libre et érudite soit par la suite devenue le symbole de la marieuse sous l'influence chrétienne, car l'on aurait pu tout aussi bien la vénérer pour son indépendance, sa soif de connaissance et surtout son refus de céder au chantage d'un homme.

Au fond, c'est peut-être dans la fierté du célibat qu'on rend davantage hommage à sainte Catherine aujourd'hui…

Culture générale

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